Un jeune créateur isérois de chaussures de luxe, Vincent Bottesi , vient de lancer une collection limitée à 120 exemplaires dont il a confié la production aux ateliers « Made In Romans ». Il se définit comme un « chasseur de rêves et chausseur de femmes ».

Âgé de 25 ans, Vincent Bottesi est un jeune créateur de mode, diplômé en 2010 d’un BTS industrie des matériaux souples au lycée du Dauphiné à Romans-sur-Isère. La même année il reçoit deux premiers prix dans la création chaussures et maroquinerie et après une courte escapade parisienne revient sur ses terres iséroises afin d’y créer son entreprise de création de chaussures. Eclectique et pluridisciplinaire il installe chez lui un atelier où il conçoit ses modèles et prototypes dont il confie la production aux ateliers « Made in Romans ». « Pour moi la démarche est d’importance. Je suis très attaché à mes terres régionales et j’ai toute confiance en la qualité des savoirs-faires des ateliers de Romans – sur – Isère. » Explique – t – il. Il confie la création de son site internet à l’agence web design de son frère et lance une première collection, 1 seul modèle décliné en 8 coloris, qu’il produit à hauteur de 120 exemplaires. « Il serait nécessaire d’écouler 80% de la production, en prenant en compte une marge d’invendus, afin de rentabiliser l’investissement de départ. » Les pair es se vendent à 259 euros et les talons émargent à 12 cm ! Mais le jeune designer assure que ses chaussures sont confortables et qu’il ne faut pas se fier à leur aspect provocateur. Issu d’un milieu artistique il cite le créateur Alexander Mac Queen comme référence et cherche à allier des influences modernes et passées dans ses créations en raison de son goût pour les looks « rétro ». Décidé à faire connaître ses créations il prépare activement le concours du village des créateurs à Lyon. « Ce concours ne juge pas que le design des créations mais aussi le business plan de l’entreprise et offre la location d’un magasin à Lyon pour une durée de deux ans. » Une véritable aubaine pour le jeune entrepreneur qu’il est.

Maxime Fléaux

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